Top animés cultes de la japanimation : ma sélection (très personnelle)

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Trahison. Disgrâce. Ma voisine de bureau de 15 ans de moins que moi adore la japanimation et elle ne connaît pas Samurai Champloo. Alors que je souffre et que je me frappe le cœur en jurant comme une mère de drama coréen, voici un top des animes japonais à voir absolument avant de mourir à son attention. (Prends. Des. Notes.) Vous avez de la chance, vous allez pouvoir en profiter aussi.

À noter : je vais volontairement essayer de parler d’animés un peu moins connus que d’autres, soit parce qu’ils commencent à dater (je ne me remettrai jamais du fait qu’on commence à oublier Samurai Champloo), soit parce qu’ils sont un peu plus confidentiels tout simplement. Oui, je suis AUSSI très très fan de Full Metal Alchemist, Hunter X Hunter, Demon Slayer ou encore Solo Leveling… Et mon grand coup de cœur de cette année : You and I are polar Opposite (c’est adorable, sain et plus feel good, tu meurs). Mais je ne crois pas qu’on ait vraiment besoin de leur faire de la pub (si vous ne les avez pas vus, foncez quand même !).

MERCI POUR VOTRE ATTENTION, ET QUE LES AWARDS DE LA JAPANIMATION SALBETIENS COMMENCENT !

Catégorie contemplation : les animés japonais nominés

  • Mushi-shi. Déjà cité dans mon article sur les activités cocooning d’hiver, cet animé concentre tout ce que j’aime dans la vie : des histoires fantastiques non manichéennes, des personnages qui se battent avec leurs faiblesses et leurs forces au cœur de vies qui ne sont pas toujours justes et d’une vision de la nature magnifique. Mon animé préféré de tous les temps.
  • Spice and Wolf. Vous aimez Frieren ? Pour moi, Spice and Wolf pourrait être considéré comme son ancêtre sur bien des points. Une déesse-louve des moissons, Horo, décide de suivre Lawrence, un marchand itinérant, pour rentrer sur sa terre natale. Sur fond de théories économistes et marchandes, cet animé situé dans une sorte de moyen âge nous fait découvrir des personnages peu courants dans le monde de la japanimation. Imparfait, il reste pépite (et la musique du générique me hante depuis que j’ai décidé d’en parler). Le petit plus ? Un remake est sorti en 2024, mais je ne peux pas vous en parler car je ne l’ai pas vu (à comparer au niveau de l’ambiance peut être ?).*

Le gagnant : Mushi-shi évidemment, mais bon, y’avait pas trop de suspense…

Catégorie incontournables : les animés de la japanimation sélectionnés

  • Samurai Champloo. Du combat, du mystère et de l’humour. Que demander de plus ? Des personnages ultra charismatiques, la vision personnelle du monde du grand Shin’ichiro Watanabe (Cowboy Bebop) et l’OST par Nujabes (beatmaker légendaire, malheureusement décédé trop tôt) ! Dans cet animé, les anachronismes côtoient délicieusement l’histoire du Japon (« Le Japoooooon entre traditioooooon et modernitéééé »). Envie de voir un rônin se battre avec de la Capoeira ou une bataille de territoire à base de grafs faits au pinceau sur les hauteurs des châteaux ? Foncez voir ou revoir Samurai Champloo et partez à la recherche du Samurai qui sent le tournesol.
  • Yuri!!! on Ice. Encore un animé avec un générique iconique. Dans cet animé de sport, Yuri est patineur artistique. Extrêmement doué et s’entraînant sans relâche au prix de nombreux sacrifices, il échoue pourtant lamentablement à cause de sa gestion du stress. Alors qu’il est sur le point d’abandonner, il attire l’attention de Victor, champion multi médaillé dont il est fan depuis toujours. Souhaitant retrouver la flamme qui l’animait, Victor décide de devenir l’entraîneur de Yuri. Des frissons, de l’action, des thématiques comme la santé mentale des sportifs, de l’amour… Cette série mérite votre attention, d’autant plus que les chorégraphies ont été crées par Kenji Miyamoto, ancien patineur. À voir absolument.

Le gagnant : désespérée à l’idée de devoir choisir entre ces deux bangers, je déclare Samurai Champloo gagnant de cette catégorie. De façon complètement arbitraire et parce que j’écris cet article pour l’honorer un peu quand même.

Catégorie musique (oui, la musique) : les animés choisis

  • Kids on the Slope (Sakamichi no Apollon). Dans les années 60, Kaoru, pianiste de musique classique et élève rangé, se lie d’amitié avec Sentarou, un « voyou » de sa classe qui lui fait découvrir le jazz. Au menu : de la musique (du jazz bien sûr !) un triangle amoureux et une belle histoire d’amitié entre adolescents. Un animé feel good et une excellente introduction au Jazz pour celles et ceux qui n’y connaîtraient rien. Ps : c’est encore un animé réalisé par Shin’ichiro Watanabe (spoiler alert : le prochain aussi !) avec Yoko Kanno à la composition de l’OST.
  • Carole and Tuesday. J’y peux rien moi, si Shin’ichiro Watanabe est toujours dans les bons coups ! Hyper actuel dans ses thématiques (et puis sorti en 2020…) Carole and Tuesday raconte une humanité devenue martienne qui ne consomme plus que de la musique composée par IA. C’est alors que deux jeunes filles vont se rencontrer et décider de composer leur propre musique et la chanter dans la rue pour se faire connaître. Des personnages hyper attachants, un passage « Mars Got Talents » à pleurer de rire et là encore des talents monumentaux à l’OST : Mocky, mais aussi Flying Lotus, Thundercat…

Pour finir une petite mention à Nodame Cantabile qui donne envie de se passionner pour la musique classique, et que j’ai adoré jeune adulte. Malheureusement victime de son époque et d’un personnage masculin (Streseman) qui peut agresser sexuellement en toute tranquillité parce qu’il est talentueux et influent (« nan mais c’est de l’humouuuuur » – TG), je ne peux donc pas vous le recommander. L’occasion de constater à quel point notre rapport aux actions des hommes de pouvoir a évolué pour le mieux (nul doute qu’il pourrait continuer à faire des concerts dans la vraie vie cependant, les dénonciations qui gâchent des vies nianiania – mon cul).

Le gagnant : Carole and Tuesday, pour son regard nécessaire sur l’industrie musicale et son OST de folie.

Catégorie absurde débile (et on en redemande) : les opus de japanimation nominés

Aimez vous les animés débiles et absurdes, comme Saiki Kusuo no Ψ nan ? Alors, pour cette catégorie, laissez-moi vous présenter deux incontournables du genre :

  • Jungle wa Itsumo Hare nochi Guu. C’est l’histoire d’un enfant qui vit tranquillement sur son île tropicale avec sa mère. Quand soudain, une autre enfant débarque dans sa vie : Guu. Le petit problème avec elle, c’est qu’elle mange tout et n’importe quoi : objets, animaux, humains. Tout l’animé repose sur Hare, seul à voir la véritable nature de Guu qui tente de l’empêcher de faire n’imp. Et ça fonctionne, en témoignent mes nombreux fous rires. Attention : veuillez poser vos neurones en entrant.
  • Sayonara Zetsubou Sensei. Dans une classe constituée de personnages clichés, un professeur suicidaire (attention si vous êtes sensibles avec cette thématique) rencontre une élève immensément trop positive. Résultat de ce mélange : des scènes bien trop débiles et mille fois trop drôles, dans un gros bordel d’idées toutes plus cheloues les unes que les autres.

Le gagnant : Sayonara Zetsubou Sensei, pour sa créativité débordante qui en fait un animé à voir absolument, en plus de se marrer tout le temps.

Voilà, vous avez maintenant les clés du coffre-fort. Ne me remerciez pas, voir ces chefs-d’œuvre est déjà une récompense en soi. Si vous aimez le concept, on pourrait envisager une partie 2 : j’ai d’autres thématiques dans ma besace et encore quelques pépites sous la pédale. Bon visionnage !

(Laurène, tu me feras un devoir de 8 pages sur la thématique « pourquoi j’ai eu tort de passer à côté de ces pépites pendant toutes ces années », merci.).

sources des articles du blog francophone dramalibre
  • Image de couverture : Canva ;
  • Vidéos : Youtube.

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SalbeT

SalbeT

Elle est de type passionné : bande-dessinée, animaux, plantes, écologie, inclusivité, santé mentale, cosmologie, musique, féminisme, poterie… Mais son obsession, c'est de jouer aux jeux vidéo indés. Et d'en parler. Et d'écrire dessus. Et de bassiner son entourage avec la dernière pépite qu'elle a testée. En fait, ne la lancez pas sur la question.

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